Patrimoine et Histoire

Village de Lacapelle-Biron

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Le nom même de Lacapelle, ainsi que la mention en 1259 d’une "capella" proche de Saint-Avit, semblent indiquer l’existence, au XIIIe siècle, sur le site actuel de Lacapelle-Biron, d’une chapelle à défaut d’un village portant ce nom.
La construction d’un château (dont subsistent de rares vestiges) dut en outre attirer une population soucieuse de sa protection. Au début du XVIIe siècle, "La Chapelle" est de fait une seigneurie, détenue par la famille de Carbonnières.

Après la décapitation en 1602 de Charles de Gontaud-Biron, maréchal de France qui a trahi Henry IV, certains de ses proches, parmi lesquels Jean-Charles de Carbonnières, mettent au point en 1605 une nouvelle conspiration...dans le château de Lacapelle. Le roi ayant eu vent de l’affaire, "est dict que les chasteaux de Montfort, Giverzac, Tayac, Calvayrac et la Chapelle-Biron seront razés, mais l’accord du vicomte de Turene faict avec le roy, portant abolition des crimes commis par les sieurs desdites places arresta ces ruines" (une partie du château subsiste en effet jusqu’à un incendie en 1908).
Dès le XVIIe siècle, Lacapelle, où se déroulent déjà quatre foires par an, semble lentement supplanter le village de Saint-Avit... pour finalement lui enlever son rôle de paroisse en 1822. La vie n’est dès lors marquée que par les échos lointains de l’Histoire...jusqu’au matin du 21 mai 1944...

La rafle

... A Lacapelle-Biron, une souricière fut mise en place, à chaque entrée du village.
Par la route de Gavaudun arriva une compagnie de la tristement célèbre division Das Reich.
Les soldats allemands allèrent trouver le Maire, M. Lagarrigue, âgé de 71 ans, et firent amener l’appariteur, une vieille femme de 75 ans qu’ils brutalisèrent sans aucun ménagement. Ils la firent monter sur un camion et elle dut, à chaque carrefour, annoncer au son du tambour le rassemblement immédiat de tous les hommes sans exception.

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Sur la place, à l’endroit où se trouve aujourd’hui le monument, le Maire, avec le registre de la Mairie en mains, fit l’appel des hommes. Soixante hommes dont le prêtre furent ainsi rassemblés, dans une prairie, gardés à vue par des soldats armés de mitrailleuses. A 18 heures, 47 hommes agée de 18 et 60 ans furent ramenés sur la place. L’ordre donné, ils montèrent dans les camions.

La colonne escortée par les S.S. fit route en direction de Gavaudun et s’arrêta à l’Hôtel des Roches, à Majoulassy. Là, d’autres prisonniers furent joints à la colonne.
Enfin, vers 19 heures, la colonne des 118 déportés de la rafle fit route vers la caserne Toussaint à AGEN. Cent dix-huit hommes partirent ainsi pour Dachau et Mauthausen...24 reviendront des camps de la mort.

Depuis 1947 se dresse sur la place du village, à l’endroit d’où partirent les camions allemands, le Monument Départemental de la Déportation. Symbole de la Résistance dans notre département, et de la répression nazie, Lacapelle-Biron a le triste privilège de détenir ce Monument départemental de la déportation. Cette oeuvre remarquable est dûe au sculpteur Buisseret (Grand Prix de Rome).

Malgré ces terribles souvenirs, Lacapelle est aujourd’hui un village animé, qui vit au rythme de sa vie associative, de ses légendes, de ses traditions et...de son rugby.


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La Fontaine du Curé de Lacapelle-Biron

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La Fontaine du Curé, ainsi nommée parce que le conseil municipal du siècle dernier, en disgrâce avec le clergé, ayant détourné le montant d’une souscription qui devait payer des messes, a fait construire cette fontaine.


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Village de Saint-Avit

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Alors que l’ensemble de la vallée forme une gorge étroite, la route s’ouvre soudain sur un espace plus vaste et lumineux. C’est là, dominant la Lède-rivière qui donne son nom à la vallée-que surgit le site médiéval de Saint-Avit. Situé à l’extrême Nord-Est du Lot-et-Garonne, le village de Saint-Avit dépend de la commune de Lacapelle-Biron.
Son église romane du XIIIe siècle, le charme de ses vieilles maisons, la proximité des châteaux de Biron, Bonaguil, Gavaudun, des bastides de Monflanquin, Monpazier, Villeréal en font un site touristique très fréquenté.


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Bernard Palissy à Saint-Avit

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La tradition veut que Bernard Palissy soit né à Saint-Avit. Plusieurs familles ont transmis cette tradition, des auteurs au XIXe siècle l’ont écrit, un panneau des Monuments Historiques au bas du village le mentionne. Bien qu’aucun document historique irréfutable ne permette de l’affirmer, la mémoire de Bernard Palissy est toujours présente à Saint-Avit.


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Naissance du Musée Bernard Palissy

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En 1986, la commune de Lacapelle-Biron achète une maison en ruines près de l’église.
L’idée naît alors de faire à Saint-Avit, un musée consacré à Bernard Palissy et à la céramique.
Une association "Les Amis du Musée Bernard Palissy" est créée en 1990. Elle est chargée de gérer, d’animer le futur musée, Une politique culturelle est définie par l’association et la commune de Lacapelle-Biron : faire de cette structure un lieu vivant, consacré à la céramique ancienne et contemporaine.

La maison en ruines est restaurée. La première tranche du musée (deux salles) est opérationnelle en 1992.


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